+2 340 victimes ont déjà été remboursées en 2024 — Ne restez pas seul, appelez le 06 09 85 19 12
Connaître pour mieux se défendre

Les principaux types de
placements financiers toxiques

Les banques ont commercialisé massivement des produits complexes et inadaptés. Voici les typologies les plus fréquentes que nous traitons à l’AVPF.

Pourquoi ces produits posent-ils problème ?

La plupart des placements financiers toxiques ont été vendus en violation du devoir de conseil, du devoir d’information et de l’obligation de convenabilité. Les banques ont minimisé les risques, caché les frais et adapté les produits à leurs objectifs commerciaux plutôt qu’à votre profil d’investisseur.

L’AVPF, en tant qu’association loi 1901 indépendante, vous aide à identifier ces manquements et à engager les recours appropriés.

1. Produits structurés

Qu’est-ce qu’un produit structuré ?

Les produits structurés (également appelés EMTN, notes structurées ou produits à capital garanti) sont des instruments financiers complexes dont le rendement est lié à la performance d’un indice, d’un panier d’actions ou d’un sous-jacent. Ils sont souvent présentés comme « sécurisés » alors qu’ils comportent un risque élevé de perte en capital.

Les pratiques abusives les plus courantes

  • Non-respect du profil de risque : Vente à des clients conservateurs ou seniors.
  • Minimisation des risques : Les scénarios de perte sont rarement expliqués clairement.
  • Frais cachés : Marges importantes prélevées par la banque (souvent 5 à 10 %).
  • Illiquidité : Impossibilité de sortir avant l’échéance sans perte importante.

Arguments juridiques de recours

Manquement au devoir de conseil (article L. 533-11 du Code monétaire et financier), défaut d’information sur les risques, non-adéquation du produit au profil de l’investisseur. Ces manquements ouvrent droit à réparation intégrale.

Produits structurés financiers toxiques vendus par les banques
Chiffre clé : Les produits structurés représentent plus de 60 % des dossiers traités par l’AVPF.

2. SCI Fiscaux & Défiscalisation Immobilière

Les dispositifs concernés

Pinel, Malraux, Monuments Historiques, Déficit Foncier, résidences services (EHPAD, étudiants, tourisme) : ces opérations ont été massivement commercialisées entre 2015 et 2022 avec des promesses de défiscalisation attractives.

Les abus les plus fréquents

Surévaluation des biens

Les biens sont souvent vendus 30 à 50 % au-dessus de leur valeur réelle de marché.

Frais exorbitants

Frais de gestion, d’acquisition et de revente qui grèvent lourdement la rentabilité.

Vacance locative chronique

Les biens sont souvent situés dans des zones où la demande locative est faible.

Recours possibles

Manquement au devoir de conseil sur la rentabilité réelle, défaut d’information sur les risques locatifs et de revente, parfois pratiques commerciales trompeuses. L’AVPF a déjà obtenu de nombreux remboursements sur ce type de dossiers.

Arnaques SCI fiscaux et défiscalisation immobilière

3. Assurance-Vie Multisupport

Le piège des unités de compte

De nombreux contrats d’assurance-vie ont été transformés en supports risqués (unités de compte contenant des produits structurés, SCPI, fonds actions) sans que le client comprenne réellement le risque de perte en capital.

Manquements fréquents

  • Absence d’évaluation du profil de risque réel de l’épargnant
  • Minimisation orale des risques (« c’est comme un livret, mais en mieux »)
  • Frais d’entrée et de gestion très élevés non expliqués
  • Perte en capital non clairement annoncée

Recours

Manquement au devoir de conseil et d’information. De nombreux jugements ont déjà condamné des banques sur ce fondement, notamment lorsque des clients seniors ou peu avertis ont été orientés vers des supports à risque élevé.

Arnaques assurance-vie multisupport et unités de compte

4. FCPR, FPI et Fonds Alternatifs

Des placements complexes et illiquides

Les Fonds Communs de Placement à Risque (FCPR) et Fonds Professionnels Immobiliers (FPI) ont été vendus comme des opportunités « premium » à fort potentiel, alors qu’ils sont extrêmement risqués et totalement illiquides pendant 8 à 12 ans.

Risques majeurs

Illiquidité totale

Impossible de récupérer son argent avant l’échéance, même en cas de besoin.

Frais très élevés

Frais de gestion annuels + frais d’entrée pouvant dépasser 10 %.

Valorisation opaque

Difficile de connaître la vraie valeur de son investissement.

Risque de perte totale

En cas de mauvaise performance du fonds.

Arguments de recours

Défaut d’information sur l’illiquidité et les risques, non-adéquation avec le profil de l’investisseur, parfois commercialisation auprès de personnes non éligibles.

FCPR et FPI placements alternatifs risqués

5. Dette Subordonnée & Obligations à Risque

Des obligations qui ne sont pas des obligations

Les titres de dette subordonnée (Tier 2, CoCos, obligations corporate à haut rendement) ont souvent été vendus comme des placements obligataires « sécurisés », alors qu’ils comportent un risque de perte totale du capital en cas de difficultés de l’émetteur.

Caractéristiques dangereuses

  • Risque de conversion en actions ou d’annulation du titre
  • Priorité de remboursement très faible en cas de faillite
  • Documentation technique rarement expliquée aux clients
  • Vente fréquente auprès de clients seniors ou peu avertis

Recours

Manquement au devoir d’information et de conseil. Ces produits sont souvent inadaptés au profil de risque des épargnants auxquels ils ont été proposés.

Dette subordonnée et obligations à risque vendues par les banques

Vous avez investi dans l’un de ces produits ?

L’AVPF, association loi 1901, peut vous aider à engager un recours. Plus vous agissez rapidement, plus vos chances de récupérer votre capital sont élevées.